Jeudi dernier, Josefa Solanilla, directrice des ressources humaines de Moventia, a participé à la journée d’affaires « Les RH en transformation : entre la révolution de l’IA et le cadre professionnel », organisée par le quotidien « elEconomista ». Lors de cet événement, Josefa Solanilla a pris part à une table ronde intitulée « Le défi de trouver et de fidéliser les meilleurs talents humains » aux côtés de Juan Puig, responsable des rémunérations et avantages sociaux chez Howden Iberia, et de Matías Bravo, directeur des ressources humaines de Novartis.
Lors de son intervention, la directrice des ressources humaines de Moventia a soutenu que, dans le scénario actuel, la gestion du capital humain a cessé d’être une fonction de support pour devenir le véritable moteur de la compétitivité des entreprises. Elle a également souligné que le marché du travail traverse un changement de paradigme dans lequel l’attraction et la fidélisation des talents ne reposent plus sur des campagnes de marketing séduisantes, mais sur une évaluation continue par le marché. « Nous attirons moins par ce que nous déclarons et davantage par ce que les employés et les candidats peuvent constater de notre culture réelle », a-t-elle déclaré.
À cet égard, elle a ajouté que le défi d’attirer et de fidéliser les talents ne tient pas seulement à un manque de candidats, mais également à un déficit de compétences, que le Forum économique mondial a identifié comme le principal obstacle à la transformation. Alors que près de 40 % des compétences actuelles sont menacées d’obsolescence d’ici 2030, les entreprises ne recherchent plus seulement du personnel : elles cherchent des individus capables de réinventer leurs compétences avant que le marché ne les y contraigne. Dans ce contexte, la valeur proposée aux employés doit aller au-delà de la seule rémunération compétitive et inclure une réelle flexibilité ainsi qu’un leadership rendant visible le développement professionnel.
D’autre part, Josefa Solanilla a rappelé que, pour ce qui est de la rétention des talents, les données sont claires : le manager direct explique la majeure partie de l’engagement d’une équipe. Ainsi, la rotation indésirable ne se résout que rarement par des mesures universelles, mais davantage par un diagnostic chirurgical et un leadership de proximité. « Le talent ne reste pas seulement pour ce qu’il gagne, mais aussi pour la qualité de son environnement et les perspectives de développement », a‑t‑elle assuré.
Pour conclure, Josefa Solanilla a souligné que la priorité stratégique des entreprises pour les prochaines années doit être de bâtir des organisations fondées sur l’apprentissage continu et la confiance. « La réussite ne se joue plus seulement sur le marché extérieur, mais également sur la consolidation de l’organisation de l’intérieur », a affirmé la directrice des ressources humaines de Moventia.
